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ORIGINE DES NOMS DE FAMILLE

Les origines spécifiques à certaines régions.
Certaines régions françaises possèdent des noms de famille qui leurs sont spécifiques. Cela vient de leur histoire : peuplements différents, langues différentes ou rattachements tardifs à la France. C'est le cas du Pays basque, de la Bretagne, des Flandres françaises, de l'Alsace-Lorraine, du Roussillon, de la Corse, et des régions de langue occitane et franco-provençale.

Origine basque :
Le basque est une langue non indo-européenne à l'origine inconnue. En effet, personne ne sait exactement d'où vient le peuple basque. Cette langue est parlée au Pays basque (département des Pyrénées-Atlantiques) et y est nommé euskera . Environ 200 000 personnes la pratique en France (Michel Malherbe, Les langages de l'humanité, Éditions Seghers, Paris, 1983, p. 212).

Les noms de famille basques sont issus dans leur très grande majorité du nom de la maison-souche (extondoa). Elle-même était le plus souvent déterminée par les détails du lieu où elle était érigée. En effet, 90% de ces patronymes sont des noms de lieux-dits ou de localité. C'est ainsi que le peuple basque s'est singularisé en rattachant l'homme à sa maison et à sa terre jusque dans son nom. Cet usage est très ancien.

Le nom de famille est entré progressivement en usage entre le XIIème et le XIIIème siècle. Les patronymes et noms de maison ont donc été pendant longtemps indissociables.

Une autre série de noms de famille désignent les maisons, non par leur toponymie, mais par le nom de leur propriétaire, son prénom, ou bien encore sa profession : Pierrasteguy « domicile de Pierre », Paulorena « la maison de Paul », Arosteguy « forge », Barberteguy « maison du barbier ».

Enfin, il y a des patronymes basques originaux et plus rares. Ceux basés sur le règne animal : Otchoa « loup », Belasta « l'épervier ». Ces noms ont pu être choisis comme sobriquets à cause d'analogies mentales ou physiques entre l'homme et l'animal.

Les noms d'origine basque représentent environ 1,3% de l'ensemble des noms français. Ils sont bien sûr plus nombreux dans le département des Pyrénées-Atlantiques, où se situe le Pays basque.

Origine bretonne :
Le breton est une langue celtique de la branche brittonique (breton, gallois, cornique), proche du gaulois . Ses dialectes principaux sont le trégorrois, le léonard, le cornouaillais et le vannetais. La Bretagne « bretonnante » (parlant le breton) représente actuellement toute la zone se trouvant à l'ouest de la ligne Plouha-Corlay-Elven-Muzillac : sur le territoire des départements du Finistère, et de l'ouest de ceux du Morbihan et des Côtes-d'Armor. Dans cette aire, 200 000 personnes parlent le breton, sur les 1 500 000 habitants de la Basse-Bretagne, à l'ouest de la ligne Paimpol-Vannes (Michel Malherbe, Les langages de l'humanité, Éditions Seghers, Paris, 1983, p. 160).

La langue bretonne est apparue en France à partir du Vème et du VIème siècle. C'est à cette époque que des vagues d'immigrations venant de la Grande-Bretagne actuelle déplacèrent les populations bretonnes en Armorique. Les Bretons, peuple celte proche des Gaulois, avaient eux-mêmes été chassés de leur île par les Angles et les Saxons venus du continent. Les immigrants donnèrent alors leur nom à leur nouvelle patrie.

Les noms réellement bretons apparurent à la fin du Moyen-Âge, période à laquelle la langue bretonne se parlait à l'ouest d'une ligne allant de Saint-Brieuc à Saint-Nazaire, en passant par Loudeac et Ploermel. Pourtant, la limite entre les noms bretons et les noms français n'est pas aussi nette, puisque de nombreuses migrations eurent lieu au cours des siècles entre les deux côtés de cette ligne. On peut estimer que les plus anciens noms de famille bretons remontent aux alentours du XIème siècle.

Il s'agissait là de noms dits « solennels », c'est-à-dire très proches de la légende des chevaliers comme Gwenole qui vient de Gwenn « blanc » et Uual « valeureux ». On peut également citer Catuun « l'homme de combat », formé de cat « combat » et de uun « l'homme ».

Voici quelques exemples de noms bretons courant : Legoff (« forgeron »), Prigent (vient de prit « belle » et de gent « race »), etc. Quelques préfixes peuvent aider à reconnaître un nom breton: ab et ap viennent ainsi de mab « fils de » ; Ker signifie « le domaine », « le village », « le hameau ».

Origine flamande :
Le flamand (ou néerlandais) est une langue germanique parlée aux Pays-Bas, en Afrique du Sud (afrikaans), au Surinam, en Belgique et dans la région de Dunkerque en France (département du Pas-de-Calais).

Le flamand est issus de la langue des Francs Saliens. Ce peuple germanique colonisa l'extrémité nord de la Gaule romaine à partir du Vème siècle de notre ère. Cependant, ce n'est que vers le XIIème siècle que les noms flamands ont été progressivement utilisés pour désigner les personnes.

Jusqu'alors, l'individu n'avait qu'un seul nom équivalent au prénom romain et son ascendance était indiquée par un patronyme, c'est-à-dire une dénomination indiquant le prénom de son père.

Une caractéristique des noms flamands est la présence régulière de préfixes (De, Van), mais également de suffixes (en, els, ez) : Pieters, Willems, Merckx, etc. On peut aussi exprimer le génitif par en : Jorgen, Jaenen, Willemen.

Actuellement, on recense sur l'ensemble des noms portés en France, environ 2% de noms Flamands. Ils sont naturellement plus nombreux dans le département du Nord-Pas-de-Calais.

Les noms alsaciens et lorrains :
L'alsacien est un dialecte germanique alémanique, parlé en Alsace (départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin). Bien qu'en recule, il est encore utilisé comme langue principale au sein de certaines familles.

Certains dialectes lorrains sont également germaniques alémaniques, apparentés au luxembourgeois, au sarrois et à l'alsacien. Localisés dans le département de Moselle, ils ne sont plus que les langues familiales d'une très petite minorité.

Au sein du groupe des noms d'origine germanique, le cas de l'Alsace et de la Moselle est à part. Ces régions se distinguent, en effet, par la prédominance des noms à consonance germanique. Leur particularisme linguistique ainsi que leur situation frontalière, a contribué à accentuer la consonance germanique de leurs noms de famille. Cependant on retrouve des noms de formes voisines dans toutes les autres régions françaises.

Origines catalanes :
Le catalan est une langue romane parlée en Catalogne, aux îles Baléares, en Andorre et en France dans le Roussillon (département des Pyrénées-Orientales). Le nombre total de locuteurs s'élève à 5 millions de personnes, dont 100 000 en France (Michel Malherbe, Les langages de l'humanité, Éditions Seghers, Paris, 1983, p. 418).

Origine corse :
Le corse est une langue romane. Ses formes septentrionales sont proches du Toscan et ses formes méridionales des dialectes du sud de l'Italie. Le corse est parlé par 200 000 personnes (Michel Malherbe, Les langages de l'humanité, Éditions Seghers, Paris, 1983, p. 418).

On peut remarquer, parmi les noms d'origine corse, la forte proportion de noms finissant avec un « i » (Albertini, Luciani, Mattei, etc.). Cette terminaison est une marque de filiation signifiant « fils de ».

Les pays de langue d'oc :
L'occitan (ou langue d'oc) est une langue romane couvrant le sud de la France. D'abord relativement unifiée et langue de culture au Moyen-Âge, elle s'est ensuite morcelée en dialectes.

On distingue trois grandes aires dialectales : le nord-occitan (dialectes limousin, auvergnat et vivaro-alpin), l'occitan moyen qui est le plus proche de la langue médiéval (dialectes languedocien et provençal) et le gascon.

Les pays de langue franco-provençal :
Le franco-provençal regroupe les dialectes intermédiaires entre les langues d'oïl et d'oc. Il couvre la Suisse romande, le Val d'Aoste, la Savoie, le Dauphiné et le Lyonnais (départements du Doubs, du Jura, de l'Ain, du Rhône, de la Loire, de l'Isère, de la Savoie et de la Haute-Savoie).